
Bilan actuel : V-D
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Dernier match :
vs
def.
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Prochain match :
vs
le 17/9
Le plus Sacha Giffa
Appelé en renfort par Michel Gomez pour venir renforcer un groupe France dans le doute, Sacha Giffa a donné le ton dès l'entame de match et montré la voie à suivre en allumant les premières mèches (une passe décisive puis un panier primé sur la possession suivante). Bien en place, la France prend rapidement les commandes de la rencontre (6-0 après deux minutes) mais reste sous la menace d'Ukrainiens particulièrement adroits et qui ne tarderont pas à justifier leur statut de meilleure équipe à trois points de ces qualifications (10-10 à la 6' après deux paniers primés de Kryvych).
Nettement plus en rythme que lors de ses précédentes sorties, la France affiche des progrès évidents en attaque à l'image d'un Stephen Brun remuant sous les panneaux et efficace à longue distance. Une aubaine pour les Bleus alors que l'ex-intérieur de Gravelines s'était donné une légère entorse à la cheville lors de l'entrainement de lundi. Face à des ukrainiens intraitables à trois points (13/24 sur l'ensemble du match), les Français, pourtant prévenus, se sont montrés en revanche incapables d'arrêter les offensives adverses. A la mi-temps, même si la France mène au score, tout reste à faire (43-41). Au retour des vestiaires, la France se libère progressivement et derrière un Tony Parker toujours un cran au-dessus (meilleur marqueur du match avec 25 unités), la France enchaine les actions positives et commence à prendre ses aises (56-49 et +8 sur un lay-up de Sacha Giffa). Poussés par un public manceau qui aura tardé à soutenir les Bleus, les hommes de Michel Gomez affichent enfin sur certaines phases une défense digne de ce nom qui se traduit immédiatement par plusieurs ballons volés. Le score fait alors un bon en avant et les locaux comptent 14 points d'avance (76-62) sur un lay-up de William Gradit. A sept minutes de la fin du match, on croit les Bleus à l'abri.
Une fin de match très délicate...
Valentyn Melnychuck, le coach ukrainien, prend alors un temps-mort pour stopper l'hémorragie. Une tactique ultra-payante puisque les Ukrainiens vont infliger un terrible 13-0 en un peu plus de trois minutes pour revenir à seulement une petite longueur de la France (76-75 à la 34'). Un éclat dévastateur rendu possible grâce à une adresse insolente des Ukrainiens à trois points (4/5 en 4ème quart-temps à ce moment là). Sous pression, les Français bafouillent leur basket et luttent pour chaque possession. Plus les secondes défilent et plus le scénario du match aller semble se reproduire comme le confiera d'ailleurs Stephen Brun après la rencontre : " C'était un peu le même scénario qu'à l'aller. On a eu le match en main pendant trente minutes. Et puis on s'est fait peur ". Transparent jusque là, Nando De Colo va alors sortir de sa boite et inscrire son premier panier de la partie sur un 2+1 qui tombe à pic. Le choletais redonne quatre longueurs d'avance à la France (79-75) qui se fait à nouveau surprendre quelques instants plus tard. Ronny Turiaf, irréprochable jusque là (11 pts, 9 rbds), commet sa 4ème faute personnelle sur Agafonov qui avait armé à trois points. Agafonov converti ses trois lancers et la France est à nouveau sous pression. A 81-80, Stephen Brun manque ses deux lancers-francs. Un lay-up de Nando De Colo puis un jump-shot de Tony Parker plus tard et la France s'est définitivement mise à l'abri. Pour de bon cette fois.
La France s'impose finalement 87-83 et peut savourer ce succès acquis dans la douleur mais un succès essentiel qui permet aux Bleus de faire un pas supplémentaire vers la qualification pour l'Euro 2009. "Lorsqu'ils reviennent, franchement, ils mettent des trois points de folie. Cela nous avait déjà coûté très cher à l'aller. " expliquera après la rencontre Tony Parker. " C'est vraiment une équipe dangereuse qui vit et qui meurt avec les paniers à trois points. On aurait pu leur mettre vingt points mais leur adresse, on ne peut pas la contrôler. Ceci dit, le principal était de gagner. On a fait le job ".
Avec la victoire de la Turquie sur la Belgique (80-64), ce résultat pourrait même suffire aux hommes de Michel Gomez mais pour s'éviter tout calcul d'apothicaires, la France devra s'imposer samedi prochain face à la Turquie pour valider définitivement une 2ème place qui lui assurerait son billet pour la Pologne. C'est tout le mal qui lui souhaite.
Les marqueurs français :
Parker (25), Brun (11), Turiaf (11), Giffa (8), Kirksay (7), Diawara (7), Tchicamboud (5), De Colo (2), Marquis (4), Gradit (4), Bokolo (0), Issa (0)
Les marqueurs ukrainiens :
Agafonov (22), Kryvych (19), Gladyr (12), Butskyy (10), Kolchenko (8), Onufriyev (8), Lishchuk (4), Zabirchenko (0), Tonchenko (0), Ivshyn (0), Kravtsov (0), Gumenyuk (0)